Cha'coud

Comment mieux définir les patrons de couture de Charlotte que par Charlotte elle même ?  "Tout a commencé il y a dix ans, un beau jour de juillet, dans la maison de campagne de mes grands-parents. Cette maison qui abrite beaucoup
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Comment mieux définir les patrons de couture de Charlotte que par Charlotte elle même ? 

"Tout a commencé il y a dix ans, un beau jour de juillet, dans la maison de campagne de mes grands-parents. Cette maison qui abrite beaucoup de souvenirs d’enfance, l’endroit où toutes les folies sont permises, tous les rêves possibles. Là où, enfant, j’ai grignoté les fraises du jardin, ramassé les prunes, élevé les escargots, taché et déchiré mes vêtements à force d’explorations.

C’est dans cette maison que j’ai touché ma première machine à coudre, celle de ma grand-mère. L’histoire est assez banale; nombreuses sont celles tombées dans la couture car leur mère ou leur grand-mère était couturière.

En vacances chez mes grands-parents, j’ai demandé à ma grand-mère de m’apprendre à coudre. J’y ai tout de suite pris goût ! J’ai commencé par coudre des accessoires, des sacs, des trousses… Mais j’avais l’envie d’aller plus loin, je voyais la couture comme une source de découverte et de créativité infinie !

Cette même année, à Noël, mes parents m’ont offert ma première machine à coudre.
J’ai immédiatement expérimenté le vêtement. Ma maman, forte des bases solides que ma grand-mère lui avait transmises, m’a accompagnée pour comprendre les patrons et lire les notices de montage.

Mon premier vêtement, c’était une jupe. Je l’ai porté à d’innombrables occasions, j’étais tellement fière ! Aujourd’hui, mes yeux souffrent quand je regarde ses finitions, mais le premier vêtement cousu main, c’est sacré !

Puis tout est allé très vite. J’avais 13 ans, une folle envie de développer

ma créativité et ma technique en couture. Je voulais en faire mon métier, j’en étais certaine ! Mais à cet âge, il est difficile de convaincre ses parents qu’on a trouvé sa voie. De plus, cela engageait, dans mon cas, un cursus spécifique dans un lycée professionnel à mille lieues de la maison.

Après de nombreuses conversations, ils ont fini par croire en ma motivation et m’ont fait confiance. Dès la fin du collège, j’ai posé mes bagages à Lyon, où j’ai étudié la mode et le vêtement pendant cinq ans. D’abord via un baccalauréat professionnel au cours duquel j’ai appris toutes les bases de la couture, du modélisme, la connaissance des textiles… J’ai poursuivi par un BTS pour compléter mes connaissance sur la provenance des tissus, la production et le coût d’un produit. Un axe plus industriel du métier qui va bien au-delà de la fabrication artisanale d’un vêtement.

En parallèle, j’ai commencé à alimenter une page Facebook avec mes créations, un peu sous forme d’un book. Et que fait Charlotte de ses journées ? « Cha’ coud »…

Durant ces années d’études, j’ai côtoyé, en tant que stagiaire, des entreprises de prêt à porter, des maisons de robes de mariée, des structures de petite et grande échelle. Cet univers ne cessait de me combler.

Après l’obtention de mon BTS, j’ai souhaité aller plus loin, j’avais toujours soif d’apprendre. Il existe tellement de matières, de typologies de produit, de structures, de grades de qualité… Une licence professionnelle en alternance dans une grande société de vêtement de montagne – moi qui n’ai jamais terminé une randonnée – m’a permis de poursuivre ma voie. J’ai travaillé au bureau d’études avec beaucoup de curiosité, j’ai découvert un univers textile très différent. Mais je me suis rapidement rendu compte que le brin de féminité, les imprimés et les coupes ajustées me manquaient…

 

Cha’ coud rencontrait un petit succès sur les réseaux sociaux et je recevais de plus en plus de commentaires de personnes frustrées de ne pas pouvoir réaliser la même robe que moi parce que… le patron était fait maison. Un automne, alors que j’étais à nouveau dans la maison de campagne de mon enfance, là où tous les rêves sont possibles, je me suis dit : « Commercialiser mes patrons ? Chiche! »

L’aventure a débuté en novembre 2018. Le short Ema fait son entrée. Il est commercialisé chez un revendeur de patrons et se vend plutôt bien. D’autres patrons s’ensuivent… Je travaillais sur de nouveaux modèles quand j’en avais envie, quand j’en avais le temps. Ils me plaisaient et plaisaient aux autres.

J’ai terminé mon cursus par une formation en lingerie, corseterie et balnéaire. Un univers dont les matières nobles, ajourées, élastiques, m’attiraient depuis longtemps.
Cette formation était animée par des professionnels du milieu, ce qui rendait l’expérience encore plus réelle. J’ai aimé travailler un produit qui entre dans l’intimité de la femme, un ouvrage plein de petits détails auxquels on porte une attention particulière.

J’ai étoffé mon savoir-faire et mes connaissances pendant ces sept années d’étude, en croisant le chemin de sept entreprises différentes. 

Puis est venu le moment de se demander : « Et maintenant, quoi ? Que veux-tu faire ? Où veux-tu être ? »

Je voulais apprendre, je voulais savoir et transmettre; je voulais essayer, me tromper, perfectionner. Et si je devenais maître de la situation ? Et si j’essayais de vraiment développer les patrons Cha’ coud, d’y consacrer tout mon temps et toute mon énergie ?

Alors, je me suis jetée à l’eau. Je continue d’apprendre chaque jour en me lançant des défis : nouvelles matières, nouvelles coupes, nouveaux objectifs. Je sais faire, c’est mon métier, je l’ai appris et mis en application pendant plusieurs années.

Je transmets ce savoir en commercialisant mes patrons et leur guide de montage à des couturières passionnées. J’essaie de nouvelles techniques de patronage ou de finitions à chaque nouveau modèle. Je me trompe encore, et parfois sur des connaissances basiques; ça ne m’empêche pas de recommencer avec enthousiasme. À chaque nouvelle collection, je perfectionne mes explications et les finitions de mes modèles.

En me dédiant à plein temps à la création de mes patrons, je remplis tous mes objectifs ! Je mène la vie professionnelle que je rêvais d’avoir. L’entrepreneuriat ne m’avait jamais semblé être une évidence – c’est un métier additionnel à ma profession de styliste-modéliste, pour lequel j’ai dû me former, me renseigner. Mais je trouve cette expérience pleine de richesses, et je suis certaine, aujourd’hui, d’être à ma place.

Mon métier est pour moi une source d’apprentissage et d’exploration permanente. Je ressens aujourd’hui un immense plaisir à partager mon univers avec toi à travers mes patrons qui signent pour moi, symboliquement, la concrétisation de tout l’amour et la passion que je porte à mon métier.

Je mets beaucoup de coeurs à imaginer tous ces modèles, ils sont exactement comme je les aime : féminins, sophistiqués et remplis de détails.

A chaque réalisation tu apprendras de nouvelles techniques de couture et goûteras au bonheur simple de coudre soi-même ses vêtements.

N’hésite pas à partager tes réalisations sur les réseaux sociaux et à m’identifier (@cha_coud) !"